Avocat M&A
Une expertise stratégique au service des grandes manœuvres économiques.

Avocat M&a: Une expertise stratégique au service des grandes manœuvres économiques
L’avocat en fusions-acquisitions (ou M&A, pour Mergers and Acquisitions) est un acteur central des opérations de croissance externe des entreprises. Il intervient lorsqu’une société décide de fusionner avec une autre, de la racheter, ou de céder une de ses branches d’activité. Son rôle : encadrer juridiquement des transactions souvent complexes, à forts enjeux économiques, juridiques, fiscaux et humains.

Un métier de dealmaker et de sécurisation
L’avocat M&A ne se contente pas de rédiger des contrats : il pilote, sécurise et optimise l’opération. Dès les premiers échanges entre les parties, il conseille sur la structuration juridique la plus adaptée (fusion, acquisition d’actions ou d’actifs, apport partiel d’actif, LBO, carve-out…). Il réalise ou coordonne les due diligences (audits juridiques, fiscaux, sociaux), afin d’identifier les risques.
Il négocie ensuite les clauses essentielles du contrat de cession (prix, garanties, pactes d’associés, earn-out, clause de non-concurrence…), en veillant aux intérêts de son client. Il rédige les documents contractuels, coordonne les signatures (signing) et les transferts effectifs (closing). Il travaille souvent main dans la main avec d’autres professionnels : experts-comptables, banquiers d’affaires, avocats fiscalistes, juristes internes, etc.

Une technicité juridique très poussée
Le droit des sociétés constitue le socle de la pratique M&A, mais l’avocat doit également maîtriser : • le droit fiscal (optimisation de la structuration, traitement des plus-values, TVA sur les transmissions…), • le droit du travail (sort des salariés transférés, accords collectifs…), • le droit de la concurrence (notamment pour les notifications à l’Autorité de la concurrence), • le droit des contrats (garanties, conditions suspensives, pactes…).
Il faut aussi être capable d’anticiper les contentieux post-acquisition (litiges sur la garantie de passif, sur l’exécution d’un pacte, etc.).

Un rythme soutenu et une culture du résultat
Les opérations M&A sont souvent menées dans des délais très serrés, avec de fortes pressions commerciales et financières. Cela suppose une grande réactivité, une disponibilité constante, un sens aigu de la négociation, mais aussi une rigueur absolue dans la rédaction.
Travailler en M&A, c’est aussi comprendre les logiques business : savoir parler aux dirigeants, cerner les objectifs stratégiques des clients, et adapter la structuration juridique à ces enjeux économiques.

Où exerce-t-il ?
L’avocat M&A exerce principalement dans : • des cabinets d’affaires, français ou anglo-saxons, souvent organisés en départements spécialisés, • des cabinets de niche dédiés au M&A ou aux levées de fonds, • parfois en juridique interne dans les grandes entreprises (mais on parle alors plutôt de juristes ou de directeurs juridiques M&A).

Pour qui ?
Ses clients sont très variés : • entreprises de toutes tailles (grands groupes, PME, start-up), • fonds d’investissement (private equity), • actionnaires cédants, • dirigeants repreneurs.

Compétences clés
• Excellente maîtrise du droit des sociétés, fiscalité, droit des contrats • Solides compétences en analyse financière et économique • Sens de la négociation, diplomatie, fermeté • Anglais juridique courant indispensable • Résistance au stress, rigueur, précision

Formation
Généralement titulaire d’un Master 2 en droit des affaires, parfois doublé d’un LL.M, d’une école de commerce, ou d’un double diplôme (Sciences Po, HEC, ESSEC…). Le CAPA est nécessaire pour exercer en tant qu’avocat.